Réalisations et résultats

Imprimante 3D

Tool Changer de la marque E3D.
Un des prototypes mis au point par l’Université Centrale Lille et CNRS.

Réalisé fin 2020, machine de développement polyvalente sur laquelle nous avons pu développer un système extrusion avec granulés de polymère chargé (acier inoxydable, céramique…). On peut donc utiliser des matériaux du marché à moindre cout et plus accessible avec des matériaux plus technique. On peut ainsi utiliser l’impression dans toute sa capacité, changer les matériaux mais aussi les outils

Système d'extrusion

Nous sommes parti sur le système d’extrusion avec la vise d’Archimède développé par la société MAOR. Le système a été optimisé afin d’éviter le bouchage de la visse en augmentant le refroidissement des granulés en amont du système d’extrusion.

Four Pirox

Four Pirox qui permet de réaliser le frittage thermique après l’impression. Centrale Lille en partenariat avec CNRS et CRITT MDTS développent une stratégie de frittage lowcost (Frittage sous gaz RH5 ou sous-vide).

Pièce de frittage

  • 1ère pièce : frittage sous gaz dihydrogène 
  • 2ème pièce : sous vide
  • 3ème pièce : frittage sous RH5

Machine 3D industrielle

Machine 3D industrielle développée par la société Poelen qui permet l’impression 3D pour extrusion de granulés

Imprimante 3D industrielle Admaflex 130

Machine d’impression résine qui permet d’imprimer une résine chargé en matériaux techniques. Après déliantage et frittage, ce procédé donne lieu à des pièces métalliques ou en céramiques.

Acier inoxydable 316L

Pièce en acier inoxydable 316L prêtes à être fritter à l’intérieur du four Pirox.

Exemple pièce

Exemple de pièce en acier inoxydable 316L frittés sous dihydrogène.

Variables de sortie densité (gauche) et contraction (droite), respondant à variations de température de transition (haut) et température du grain (bas) avec le cas de base (ligne rouge) et le cas de référence (ligne magenta).

Simulation numerique du procédé et caractérisation matériaux

La description détaillée du procédé de fabrication additive par des moyens uniquement expérimentaux pourrait devenir totalement inabordable en raison d’un coût tres élevé, tant en ressources humaines que matérielles. Un processus aussi complexe peut être modélisé en termes d’équations aux dérivées partielles qui, en raison de leur complexité en tant que géométries non uniformes, hétérogénéité et non-linéarité des matériaux, et conditions aux limites complexes, ne peuvent pas être résolus de forme exacte et c’est pour cette raison que les approximations numériques restent comment une solution appropriée, sinon la seule, stratégie pour les aborder, ce qui à son tour nécessite l’utilisation d’une puissance de calcul intensive.

C’est précisément le cas que (i) la modélisation numérique et (ii) le calcul de haute performance sont deux des compétences principales de Cenaero. En effet et dans le cadre de ce projet un modèle de frittage a été implémenté en utilisent la méthode des éléments finis avec une formulation pression-vitesse qui permet de traiter des grandes déformations. Il s’agit d’une mise en œuvre spécifiquement développée et bien affinée présentant, entre autres, deux caractéristiques dignes de mention (i) les paramètres du matériau dépendent de la densité locale et (ii) une telle évolution de densité est liée à la déformation mécanique permanente. Ces caractéristiques établissent le lien entre la thermodynamique et la mécanique des phénomènes physiques en question

Une modèle numérique a été déjà bien testé et validé. De plus et au cours de cette validation, une enquête approfondie sur les paramètres de matériau appropriés à utiliser dans les calculs numériques a été effectuée. Il a été constaté que, d’une manière générale, la mise en œuvre actuelle donne des résultats très satisfaisants. Cependant, plusieurs niches d’opportunités d’amélioration et de raffinement ont été identifiées.

Afin d’identifier plus précisément et de hiérarchiser les améliorations et raffinements à réaliser ci-dessus, une étude détaillée de l’influence des paramètres du matériau sur le modèle de frittage a été préparée, menée et analysée. Une brève description de sa méthodologie générale, quelques résultats remarquables et les conclusions générales de l’étude seront esquissés dans ce qui suit.

Étant donné que (a) les variables ayant l’impact le plus important sur les performances mécaniques de la pièce finie sont (i) la distribution de densité et (ii) la contraction mécanique pendant le processus de frittage, et que (b) les deux peuvent être obtenus avec précision comme variables de sortie de l’implémentation numérique deja disponible, les paramètres d’entrée de matériau, soit onze variables thermiques ou mécaniques, sont augmentés et diminués respectivement de 1%, 2%, 4%, 8%, 16%, 32% et 64% dans l’ordre derealiser en détail sur leur influence respective sur la pièce finale.

La figure 1 illustre les réponses typiques des variables de sortie, c’est-à-dire la densité (gauche) et la contraction (droite), dans ces cas lors de la variation de la température de transition (haut) et de la température du grain (bas). A côté de ces réponses, le cas de base (ligne rouge), ressemblant le plus proche au cas de référence (ligne magenta) sont aussi affichés à fin de comparaison. Il est important de souligner que dans tous les cas, les cas de base et de référence ne correspondent pas parfaitement, même si le cas de référence se trouve presque toujours dedans le spam couvert par les réponses variées. Ce fait renforce la validation de l’implémentation numérique disponible et répondre à l’un des principaux objectifs du travail décrit ici.